Le manifeste · Chouette Idée, Brive-la-Gaillarde
Je travaille pour les oubliés de la com
Les professionnels qui n’ont pas encore le budget d’une agence. Ceux dont personne ne s’occupe parce que leur dossier est trop petit, et qui se débrouillent le dimanche soir avec ce qu’ils peuvent.
C’est pour eux que j’ai créé Chouette Idée en 2020, après vingt-cinq ans passés de l’autre côté.
Je sais faire votre communication. Je l’ai fait pendant vingt-cinq ans, et je n’en ai plus envie.
Ce que je veux faire maintenant, c’est vous apprendre à la faire vous-même. Correctement.
Qui sont les oubliés de la com
Une esthéticienne à Tulle. Un menuisier à Objat. Une créatrice de bijoux qui vend sur les marchés. Un paysagiste qui n’a jamais eu de carte de visite correcte.
Ils ont tous un point commun : leur budget ne correspond à aucune grille tarifaire d’agence. Alors on ne les rappelle pas, ou on leur vend un site à 2 500 € qu’ils ne sauront pas faire vivre.
Résultat, ils se débrouillent. Un logo fait en ligne pour vingt euros, des publications quand ils y pensent, une fiche Google créée il y a quatre ans et jamais rouverte. Ce n’est pas un manque de sérieux, c’est un manque d’aide.
Ce que je constate chez eux
- Ils travaillent bien, souvent mieux que ce que leur image laisse croire
- Ils savent que leur communication ne va pas, sans savoir par quel bout la prendre
- Ils ont déjà essayé, seuls, et abandonné faute de résultat visible
- Ils n’ont personne à qui poser une question bête sans se sentir jugés
- Et ils ne peuvent pas déléguer, parce qu’il n’y a personne d’autre qu’eux
Pourquoi je ne fais pas à leur place
C’est la question qu’on me pose le plus, et souvent avec un peu d’agacement. Voici le raisonnement, du début à la fin.
Si je fais vos premières publications à votre place, sans que vous y preniez part, vous n’apprenez rien. Vous avez trois beaux visuels et exactement le même problème dans deux mois.
Mon travail consiste à me rendre inutile. C’est une position commerciale absurde, et c’est la seule qui tienne debout quand on s’adresse à des gens qui ne peuvent pas sous-traiter.
Ce que vingt-cinq ans à fabriquer changent
Imprimerie, agence, packaging industriel. J’ai passé l’essentiel de ma carrière à produire, pas à conseiller. Ça se voit dans la façon dont j’enseigne.
Se démarquer sans dépenser plus
Un choix de papier, un format inhabituel, une découpe simple. Trois décisions qui ne coûtent rien de plus chez l’imprimeur et qui font qu’une carte de visite ne finit pas dans la poubelle du bureau.
Ce genre d’astuce ne s’apprend pas dans un cours de communication. Elle s’apprend en voyant passer des milliers de fichiers sur une presse.
Un logo qui tient de la broderie à l’enseigne
Un logo doit fonctionner en tout petit sur un tampon, en une seule couleur, brodé sur un polo, gravé, et en grand sur une façade. Beaucoup de jolis dessins échouent à la première de ces épreuves.
Je dessine en pensant à la reproduction, parce que j’ai vu ce que ça donne quand on ne le fait pas.
Le rythme de lecture
Communiquer, ce n’est pas seulement écrire. C’est décider par où l’œil entre, ce qu’il lit en premier, où il s’arrête et ce qu’on peut supprimer sans rien perdre.
C’est un savoir-faire de graphiste, et c’est ce qui manque le plus souvent à un texte pourtant bien écrit.
Le papier et l’écran ne suivent pas la même logique
Ce qui fonctionne sur un écran échoue souvent à l’impression, et l’inverse est tout aussi vrai. Les couleurs, les contrastes, les marges, les tailles de texte ne se raisonnent pas de la même façon.
Quelqu’un qui vient du web connaît un des deux mondes. Je connais les deux, et je sais quand on passe de l’un à l’autre.
Ce qui m’énerve dans ce métier
Les solutions miracles. Les gourous du marketing, du web, et maintenant de l’intelligence artificielle. Les recettes toutes prêtes qui promettent la visibilité sans effort.
Le problème n’est pas qu’elles soient inefficaces, même si elles le sont. Le problème est qu’elles donnent l’illusion qu’on peut obtenir des résultats sans travailler.
Sans travail, il ne se passe rien. C’est vrai ici comme dans votre métier, et personne n’a envie de l’entendre.
Ce que je peux faire, c’est réduire le travail nécessaire. Vous montrer comment produire en une heure ce qui vous en prend quatre, et comment tenir dans la durée sans y laisser vos soirées. Mais je ne vous vendrai pas l’idée que ça se fera tout seul.
Ce que vous n’entendrez pas de ma part
- La formule magique qui triplera votre visibilité
- Les prompts miracles à copier-coller
- La méthode qui fonctionne pour tout le monde
- L’outil qui va tout changer cette année
- La promesse d’un résultat sans effort de votre part
Ce que je fais, et ce que je refuse
Ce que je fais
- Je fais le point sur ce que vous avez, et je vous dis par quoi commencer
- Je crée votre identité visuelle, en vous apprenant à la faire vivre
- Je vous accompagne pendant que vous produisez, et je corrige
- Je vous forme, en petit groupe ou seule à seule
- Je reste joignable après, parce que les vraies questions arrivent à l’usage
Ce que je refuse
- La production à votre place, une fois que vous savez faire
- La gestion quotidienne de vos réseaux ou de votre fiche
- La création de sites internet, ce n’est pas mon métier
- Les missions où je ne suis pas la bonne personne, et je le dis
Dans tous ces cas, je vous oriente vers des techniciens du print ou du numérique dont c’est le métier. Ces mises en relation ne me rapportent rien.
Le moment où je sais que c’est gagné
Ce n’est pas le jour de la formation, ni à la remise du logo. C’est quelques semaines après.
La personne s’est mise à publier. Elle se montre, ce qu’elle n’osait pas faire. Elle tient un rythme. Et un jour elle m’appelle pour me dire que ça a porté ses fruits, qu’on lui en a parlé, qu’un client est arrivé par là.
À ce moment-là, je sais que c’est bien parti. Et je sais aussi que le plus dur commence.
Parce que tenir dans la durée est le vrai sujet
Personne ne tient tout seul pendant trois ans. La saison chargée arrive, un chantier prend le dessus, et la communication redevient ce qu’on fait le dimanche soir quand il reste du temps.
C’est pour ça que je revois la plupart des gens que j’ai accompagnés, une à deux fois par an. Une séance pour faire le point, corriger ce qui a dérivé et relancer la machine.
Ce n’est pas un abonnement, et je ne le propose même pas. Ce sont eux qui me rappellent, quand ils sentent que ça s’essouffle. Je trouve que c’est la bonne façon de faire : on revient parce qu’on en a besoin, pas parce qu’un prélèvement tourne.
Vous serez déçu si
Je préfère l’écrire ici plutôt que de le découvrir ensemble au deuxième rendez-vous.
Vous cherchez du vite fait, bien fait. Vous voulez me confier le sujet, ne plus y penser, et retrouver une communication qui tourne. C’est une demande parfaitement légitime, mais ce n’est pas ce que je propose. Vous serez mieux servi par une agence, et je peux vous en indiquer.
Vous voulez appuyer sur un bouton. Que je livre tout, prêt à l’emploi, et que ça fonctionne sans que vous y touchiez. Ça n’existe pas dans mon métier, et quand on vous le vend, c’est que quelque chose vous échappe.
Ma méthode demande votre participation. Si vous n’avez ni le temps ni l’envie d’y prendre part, autant le savoir maintenant, tous les deux.
J’ai fait de la communication pour des grands comptes, du packaging pour l’industrie, des logos pour des gens qui ne comprenaient pas ce qu’ils achetaient.
Ce que je préfère aujourd’hui, c’est le moment où quelqu’un ouvre son ordinateur, fait quelque chose de correct tout seul, et me regarde pour vérifier qu’il a bien fait.
C’est pour ça que je fais ce métier de cette façon-là.
Pauline Haussard
Si vous vous êtes reconnu
Trente minutes au téléphone, sans engagement et sans préparation. Vous me racontez où vous en êtes, je vous dis ce qui vous ferait gagner le plus, et si je ne suis pas la bonne personne je vous le dirai.

